COMMENT ÊTRE ARTISTE (et autres considérations)

13 Nov

Genre je sais de quoi je parle non mais oh.

Pour voir toutes mes vidéos c’est par là→ http://youtube.com/solangeteparle

Pour plus d’infos sur mon installation au Fresnoy : Les Buveuses d’eau

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5 Réponses to “COMMENT ÊTRE ARTISTE (et autres considérations)”

  1. Xavier Rollin 13 novembre 2017 à 21:15 #

    BIEN ! C est tout simplement parfait.
    La petite musique vient nous emporter en fin de séquence pour mieux nous permettre de patienter avant la prochaine création tout en te laissant quitter la sequence en toute humilité.
    Le décors est épuré.Ton visage bien cadré ,coiffé, évocateur de ton naturel.
    C est bon on est connecté et tu nous transporte, on comprend .
    J ai un problème….j ai pas vu de défaux…y en a plus.C est à ce détail que je me rends compte du bonheur de découvrir la vie , cette liberté de regarder ,de faire, de dire, de montrer, d échanger.Et en plus j ai ce doute de m imaginer que c était fait pour moi…merci

  2. ROLLIN 13 novembre 2017 à 21:33 #

    Si un jour la musique te permet de rejoindre l univers des mots voici une guest star a rencontrer…

  3. Pericoma 14 novembre 2017 à 01:25 #

    Es-tu vraiment « pro-nature » ?

    Je connais une excellente école d’art. Elle n’exige aucun niveau scolaire. Elle demande un peu de sens de la contemplation, de l’observation, d’analyse, un peu d’action mais pas tant que ça. Elle se nomme Nature ou Vie ou Grand Tout. Elle forme un Paysage, un Univers. On peut y interagir, y partager, y recevoir beaucoup, s’y exprimer, s’y reposer, s’y (é)battre, s’y dépenser, y naitre puis vagir, y expirer et mourir.
    Par exemple, on peut y semer des plantes. Tu ramasses une samare, tu la sèmes à 10 mètres de son géniteur, ou plus loin ou ailleurs. Tu observes. Tu patientes. Un jour, puis un autre jour. Et puis un autre jour, tu t’aperçois qu’il se passe quelque chose. En effet, cet art est VIVANT ! Un art de la Vie ! La Vie produit cet art et cet art reproduira de la Vie.
    Cet art n’a pas besoin de nous. Mais nous pouvons devenir des vecteurs, des serviteurs de cet art, des artistes. Cet art n’est pas considéré comme tel. Cet art est modeste car à la portée de tous. Mais il gratifie de mille manières ceux qui le pratique. Il enseigne par sa simple pratique notre propre Nature puisque nous sommes partie de cet art.
    Cette école d’art ne nécessite aucun budget, aucune enveloppe. Le projet est à durée personnalisée. On peut y consacrer une minute par an, ça peut suffire : semer une graine, observer un pissenlit, écrire la fractale de chou Romanesco, programmer une appli météo personnelle. Tu peux inviter d’autres artistes à participer à ton projet. Ou participer au projet d’autres artistes. Toutes les formules sont possibles. Tu en sortiras toujours « quelque chose dans lequel tu te reconnaitras, qui aura du sens ».
    Tu peux suivre des conférences, des ateliers, des « workshops » si tu préfères, sur le sujet qui te branche particulièrement. Mais cet art se passe de discours abscons. Mais si tu préfères les situations qui te mettent pal à l’aise par leur complexité, tu peux approfondir la compréhension de cet art. Pour le comprendre dans sa totalité, il demande de très grande connaissances : anatomiques, biologiques, chimiques, physiques, génétiques … Il faudrait devenir spécialiste en Tout. En fait cet art rassemble toutes les sciences. Il y a vraiment de quoi se sentir modeste et misérable de n’avoir jamais pris conscience avant de la puissance, de la grandeur, de la globalité, de cet art autant du passé que contemporain, car il est intemporel, universel.
    Cet art n’est jamais vain. Même si le projet nous semble raté – la vie n’a pas satisfait mes attentes – rien n’est perdu. On peut reproduire l’expérience en changeant un paramètre simple. De toute façon, la vie investie n’est jamais perdue, elle se recycle. Il n’y a aucun déchet. Tout sert à quelque chose : ta graine s’est faite manger ? Une souris en a profité. Et puis un chat mangera la souris ou une belette. Ou bien l’un des maillon mourra de sa belle mort et son corps sera décomposé en humus qui nourrira d’autres animaux, insectes, bactéries … un cycle d’une richesse, d’une variété de stimuli sans limite pour chacun d’entre nous. Et la fréquence des phases de conscience et d’inconscience continueront leur succession longtemps après nous. Un spectacle incessant. Une expérience de tous les instants. Des vibrations et des échos de toutes formes à l’infini.
    Cet art n’a jamais assez d’artistes pour le pratiquer. Il demande toujours plus d’émetteurs et de récepteurs de sensibilités différentes.

    Je viens de faire une pause. Je suis sorti de ma maison et j’ai offert mon urine à un massif d’orties. Cet acte que je partage ici peut sembler trivial. Cependant, il m’a permis de penser que les orties seront bénéficiaires de mes sels minéraux et autres composés organiques. Je profiterai surement d’orties puissantes et généreuses l’année prochaine. Par la même occasion, en faisant quelques pas dans la nuit fraîche, j’ai levé les yeux au ciel et j’ai remarqué une étoile qui scintillait des couleurs de l’arc en ciel. Et voilà que mon acte trivial engendre une pensée populairement positivement reconnue. Mais puis-je me permettre de partager tous ces sentiments ? Est-ce de l’art ? C’est le mien ! Il me plait. Je n’ai besoin d’aucune reconnaissance extérieure, ni évaluation. Il n’appelle aucun commentaire. Il ne vaut qu’un pipi dans l’herbe et quelques pas sous le ciel froid. Son sens n’est que pour moi et maintenant un peu à vous avec qui je le partage. Mon seul travail a été de le reconnaitre et de le retranscrire. Je me dis que j’ai « fait une chose importante, qui a du sens et qui me fait me sentir bien ».
    nb Je préfère mon champ à Duchamp. Ma référence serait plutôt Elzéard Bouffier, qui parlait moins que moi comme JCVD ! « L’homme qui plantait de arbres » nouvelle que Jean Giono voulut libre de droits.

    Je t’embrasse comme tu préfères.

  4. philippe 14 novembre 2017 à 06:10 #

    BOUH!mais non j’rigole pti bout d’femme très attachante,dame Solange.

  5. Patrice COQUELIN 14 novembre 2017 à 09:45 #

    Refuser l’auto-dévalorisation.

    L’école, aussi peu conventionnelle soit-elle, ne peut apporter que des méthodes, des liens, des approches bizarres.

    Pour ma part, je m’oblige à trouver à chaque fois une musique à écouter, en fond de la voix attachante de Solange.

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